Le fruit de la persévérance
« Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir, plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti. J'ai mon appartement, je vais à l'école et je passe même des entrevues pour travailler... »
Le fruit de la persévérance
Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir et plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti.
« Je m'en suis sorti, j'ai mon appartement, je vais à l'école et je passe même des entrevues pour travailler. »
Carl* avait 16 ans lorsqu'il a mis les pieds au Roc-Aide aux jeunes pour la première fois. « Au début quand je fréquentais le Roc, j'étais en fugue. En ce temps là, nous devions payer 50 sous pour manger » nous raconte-t-il.
Malgré les quelques 8 années qui ont passé depuis, Carl ne peut s'empêcher de se souvenir de l'ambiance qui régnait au Roc à l'époque : « Il y avait des divans et nous regardions des films à l'occasion… souvent l'après-midi, je venais aider le cuisinier à faire le repas. C'était plaisant. »
Mais ce dont Carl se souvient surtout, c'est de son long cheminement vers l'âge adulte, une quête qui s'est traduite par une absence prolongée hors de Montréal.
Carl a 22 ans lorsqu'il revient à Montréal. Le Roc-Aide aux jeunes représente alors son seul repère, une véritable bouée de sauvetage à laquelle il s'accroche dans l'espoir d'une vie meilleure.
« Je venais (au Roc) à l'occasion, seulement quand j'en avais de besoin…il y avait de nouveaux intervenants. Puis l'an dernier, l'organisme s'est mis à se transformer et à offrir des déjeuners, des activités et des cours de karaté... »
C'est pour répondre aux besoins de jeunes comme Carl que le Roc s'est doté de nouveaux programmes, d'une salle d'entraînement et de nouvelles activités. Tous les moyens sont mis en uvre dans le but d'aider le plus de jeunes possible à se sortir de la rue, des jeunes souvent engagés dans des voies difficiles, qui rêvent de changements et qui ne savent pas comment y parvenir.
« Grâce au Roc, j'ai une place où me découvrir, plus d'intervenants pour me soutenir et maintenant je m'en suis sorti. J'ai mon appartement et je vais à l'école » conclut Carl. « Je fréquente encore le Roc, mais seulement quand mes fins de mois sont difficiles. »
* pseudonyme
