Notre histoire

(Photo: 1er bâtiment de la Mission en 1892 sis au 247 rue St-Antoine)

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Mission Bon Accueil a été créé en 1892 par Thomas Basset Macaulay, richissime homme d’affaires montréalais d’origine écossaise. Suivant les traces de son père qui en a été le président, il s’est joint à la  compagnie d’assurances Sun Life du Canada tout d’abord comme actuaire. Il gravit les échelons rapidement et deviendra président de cette compagnie.

Thomas Basset Macaulay était un homme bien de son époque, représentatif de l’élite économique montréalaise, une des plus prospères en Amérique du Nord. En 1892, c’était l’époque du Mille carré doré, et du fastueux train de vie que menait cette élite montréalaise. C’était aussi une époque de grande misère pour des milliers de Montréalais de tout âge, dont plusieurs vivaient dans des logements, qu’on pourrait qualifier de taudis, tout juste en bas de la montagne et des splendides manoirs construits dans ce quartier luxueux.

Voilà la trame sociale dans laquelle Mission Bon Accueil s’est développée. À ses débuts, cette organisation chrétienne était un centre de jour qui mettait à la disposition d’hommes et de femmes éloignés de l’église des revues, des livres et des jeux de société. Des conseillers spirituels étaient aussi sur place pour soutenir les gens qui fréquentaient le centre, situé au 247, rue Saint-Antoine Ouest.

L’achat d’une propriété en 1907 permit à Mission Bon Accueil de véritablement prendre son envol et de transformer des vies, de permettre à des hommes de se sortir de leur dépendance à l’alcool. Le nouvel emplacement, toujours situé sur la rue Saint-Antoine Ouest, était à proximité de bars, de tavernes et de maison de chambres où logeaient des travailleurs vivant dans la pauvreté.

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(Photo: Second bâtiment de Mission Bon Accueil en 1908, sis au 1017 rue St-Antoine)

S’adapter aux besoins d’une ville en mutation

Depuis toujours, Mission Bon Accueil s’est adaptée à son époque. Alors que la 1ère guerre faisait rage en Europe, cette organisation a soutenu les veuves de guerre, souvent laissées à elles-mêmes. Des mères célibataires aux aînées dont personne ne prenait soin, Mission Bon Accueil a toujours été sur leur chemin pour offrir aide, soutien et compassion. Encore aujourd’hui, le soutien aux femmes fait partie intégrante de l’organisation, qui y a développé des services spécifiquement pour elles.

La plus grande porte d’entrée pour venir en aide aux Montréalais les plus démunis. 

Mission Bon Accueil, telle qu’on la connait aujourd’hui, puise sa capacité à se développer et à innover dans son histoire. Déjà en 1950, la Mission ouvrait une banque alimentaire pour soutenir les familles dans leur vie quotidienne. En 1958, elle accueillait des personnes sans-abri, des hommes (17 lits) et des femmes (10 lits) dans un refuge, pour y passer la nuit. De plus en plus de gens découvrent les services offerts et se rendent à la Mission pour obtenir du soutien.

La Révolution tranquille transforme radicalement la société québécoise. Le Québec développe l’affirmation de son identité nationale et met en place une véritable séparation de l’église et de l’état. Les institutions religieuses, qui s’occupaient de santé et d’éducation jusqu’alors, sont remplacées. C’est l’époque de la mise en place des ministères de la Santé et de l’Éducation par le gouvernement du Québec.

Cette ébullition de la société québécoise se retrouve jusque dans l’aménagement urbain : le Québec s’ouvre au monde! L’aménagement de la ville de Montréal pour l’arrivée de l’Exposition universelle de 1967 provoque la transformation majeure du centre-ville.  Mission Bon Accueil reçoit un avis d’expropriation et doit quitter l’immeuble qui avait été reconstruit suite à un incendie en 1960.

Cette nouvelle tuile qui s’abat sur la Mission s’avère être sa planche de salut! Suite aux négociations avec ​la Société Chemin de fer Canadien Pacifique qui durèrent quatre ans, Mission Bon Accueil reçoit une bonne somme d’argent et un terrain à proximité pour se relocaliser, toujours sur la rue Saint-Antoine. Elle peut alors construire le pavillon Macaulay au 1490, rue Saint-Antoine, qui deviendra le bâtiment d’une mission urbaine pour homme itinérants le plus moderne de l’époque en Amérique du Nord. Les hommes y sont accueillis pour la nuit et le repas du soir, un barbier est sur place. Les hommes itinérants peuvent compter sur des intervenants pour les aider à reprendre leur vie en main. À cette époque, plus de 50 000 repas sont servis annuellement. Mission Bon Accueil distribue des paniers de denrées à des familles dans le besoin, en plus de fournir des vêtements qui lui ont été offerts gracieusement.

La gamme de services de la Mission est restée la même jusqu’en 1999, date où elle a repris le travail d’une organisation en soutien pour les jeunes de la rue. Le Service aux jeunes de la Mission était créé.

Au début des années 2000, Mission Bon Accueil manque d’espace dans son édifice de la rue Saint-Antoine et l’administration commence à regarder d’autres localisations. Pendant ses recherches, elle découvre une ancienne usine dans le sud-ouest de Montréal, qui était parfaitement adaptée pour du logement. En 2005, 50 studios-appartements pour hommes ouvraient leurs portes au 2e étage de l’édifice.   Le temps a passé, le centre multiservices a éventuellement accueilli les bureaux administratifs, une friperie, une banque alimentaire, un programme d’acquisition de compétences et un entrepôt.

Le développement de la Mission se poursuit encore aujourd’hui, sa capacité à innover et à s’adapter est toujours aussi présente. Son leadership lui a permis de créer en 2011, en partenariat avec l’Université Mc Gill, la Clinique dentaire Jim Lund, pour les personnes à faibles revenus. En 2015, deux bâtisses, comprenant 26 unités d’hébergement, ont été construites pour offrir du logement de transition. Depuis le printemps 2017, Mission Bon Accueil a transformé sa banque alimentaire en une épicerie gratuite pour ses clients: le Marché Bon Accueil.

Mission Bon Accueil est devenue un chef de file dans le logement, la sécurité alimentaire et l’accompagnement grâce à l’appui de milliers de Montréalais, donateurs ou bénévoles. À tous ces partenaires de la Mission, nous leur disons « Merci! ». Loger. Nourrir. Aimer. est la devise que s‘est donnée Mission Bon Accueil. Aimer, le plus important, se retrouvant dans toutes les sphères d’activités de la Mission.